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On the road to Siberia – Baikal Lake

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Siberia nous voilà !

Après de nombreuses heures de train, nous arrivons à la gare d’Irkutsk le 30 Mai à 3h du matin où nous mettons enfin le pied sur un sol qui ne bouge pas. Objectif: Joindre Olkhon (ОЛЬХОН), seule île du lac Baikal situé à 350km plus au nord. Comme toujours, plusieurs pistes possibles citées sur internet, dans les guides, bouche à oreille…

(Conseils pratiques), passez votre chemin si nécessaire 😉

  • Bus de tourist qui part de la gare de train directement vers Khuzhir (R700). Seulement Juillet – Aout: NOK
  • Bus quotidien qui démarre en face de l’hotel Angara à 9am. (R700) Seulement Juillet – Aout: NOK
  • Taxi: 250$ … NOK
  • Le bus local (il y a TOUJOURS un dernier moyen « local », moins cher.. mais souvent pas difficile à prendre) (bus n°507 – R475 + R50 par bagage) D’abord il faut rejoindre la gare de bus (de l’autre côté de la ville): Monter dans un tram au hasard, montrer au contrôleur où on veut aller sur une map, le laisser s’exciter et nous dire qu’on a pas pris le bon (sans blague) et attendre qu’il indique le bon tram à prendre… Technique infaillible qui marche toujours :). A la station de bus, selon les guides, les tickets sont sold-out longtemps à l’avance. On tente et on obtient 2 tickets ! Avec le chauffeur, nous serons finalement 3 dans le bus :). C’est parti pour 6-7h de conduite à la Russe !

Village de Khuzir

Toujours selon les infos qu’on avait, il existe un ATM sur l’île: C’est FAUX ! On a pu le vérifier en arrivant sur l’île sans un seul kopeck en poche (c’est le cas de le dire…). On s’est fait refuser à l’auberge/hôtel qui ne savait prendre que des payements cash. Solution de secours: Nikita’s homestay: Guesthouse super sympa, super chaleureux et qui possède un super lecteur de carte VISA :). On recommande.

L’île est un petit paradis, pas encore envahi par les déchets que les russes déposent un peu partout sur leur territoire… Ok, excepté à l’un ou l’autre endroit dont un au milieu du village 😉

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On prolongera notre séjour de quelques jours tant on est bien sur cette île. Sensation étrange la nuit: Le silence est tel qu’on a l’impression d’être devenu sourd… AU-CUN bruit… L’île vit un peu à une autre époque. L’électricité n’a été connectée qu’il y a quelques années.

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En été, l’île est accessible en voiture via un petit ferry, en hiver les 4×4 traversent sur la glace, mais entre ces saisons, l’île est alors autonome pour plusieurs mois (glace trop fine pour les 4×4, trop épaisse pour le ferry). Seuls quelques hovercraft privés permettent alors un approvisionnement minimum de l’île.

Mais tout ça, c’est en hiver. Nous sommes au début de l’été et l’eau est à présent à 2-3° et il est hors de question de quitter l’île sans prendre un petit bain :-)

Les plages c’est bien, mais l’île est grande (70km) et le nord en vaut tout autant la peine. En route pour 4-5h de UAZ Russe à travers les pistes de l’île. Note: Les camions UAZ, c’est un peu la VW Golf de Belgique: Tout le monde en a, et à défaut d’être solide comme une VW, quand c’est cassé, le UAZ avance toujours très bien :).

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Sur la pointe Nord, on espérait tant voir des Nerpas qui sont des phoques qui n’existent qu’au Baïkal et nulle part ailleurs, mais ils n’étaient pas au rendez-vous. Comme compensation j’pique une photo d’internet :-)

nerpa-baikal-otra

 

L’aventure en Russie se terminera par un retour vers Irkutsk avec un minibus privé organisé par Nikita’s Homestay, on se retrouve entassé à 15 dans un minivan avec la moitié de nos sacs sur les genoux. Le chauffeur (un gros ç§&@#%*!!) a roulé 10 fois trop vite, résultat: 7h de frayeurs… Si c’est à refaire, ça sera avec le bus local.

Il est temps de quitter Vladi pour la Mongolie.

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De Irkutsk (Russie) à Ulan Bator (Mongolie), 3 solutions par ordre croissant de difficulté:

(Conseils pratiques)

  1. Train direct en Kupe: +- 5000 roubles (110€) – 33h. Plus de place dispo: NOK
  2. Train en Platskartny jusqu’Ulan Ude (R997)+ Bus jusqu’à Ulan Bator. Le bus n’est jamais arrivé à l’endroit du rdv. NOK
  3. Il nous restait donc la SOLUTION LOCALE, pas facile mais économe et rapide  :-) (48€ et 23h)
    Train en Platskartny jusqu’Ulan Ude (R997)+ bus local jusqu’a Кяхта Kyakhta (ville proche de la frontière)(R350), taxi jusqu’à la frontière(R100). Là il faut monter dans une des voitures qui fait la file pour passer la frontière (car oui, il est interdit de passer à pied. En voiture, en moto, en vélo: oui ! .. mais pas à pied). La dame est très charmante mais réclamera quand même 200 roubles par personne pour traverser la frontière dans sa voiture :) (300 mètres, 2-3h de fouilles de sacs et de la voiture. Chance, apparemment ça peut fréquemment prendre jusqu’à 10h!). 
    Dernière épreuve: Trouver quelqu’un qui veut bien nous emmener à Ulan Bator . (pour nous ça a été: 400km, 4h de « route », 700 roubles/pers, 6000 trous dans la route, 200 coups de klaxon, 1 frein à main, 450 dépassements, 2 bras d’honneur ….)

Ouf on est bien arrivé, bonjour la Mongolie !! :-)

 

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4 comments to “On the road to Siberia – Baikal Lake”

  • sooïch, juin 30, 2014 at 4:39

    Ici la tante des Monghols, la yourte de Manda…
    Dites, entre « Oh le con! » et « Houlà le Butor! », vous choisissez vos routes.
    Et perso, bizarrement, je trouve que ça ressemble à l’afrique côté Burkina.
    Exprimer la ressemblance est difficile. Aridité? Désolation apparente? Grand rien du tout? Constance de la galère locale et du manque de structure qui fonctionne? GDC? -(Grande Débrouille Constante)?-. Délire administratif des frontières? Même l’animal qu’on cherche -ici l’éléphant, là le phoque- et qui a un malin plaisir à ne pas apparaître.
    Mais la différence est facile: en Afrique, il y a DU MONDE même dans les déserts. Là ma foi il n’y a personne ou bien vous prenez juste des photos où il n’y a personne? Evidemment faire des enfants quand il fait chaud me semble plus facile que de faire des enfants quand il fait froid. Mais ça reste à prouver comme logique. Je n’affirme rien.
    Bien rassurée de vous voir toujours avec le sourire, mais à quand une photo où l’un des deux tire la gueule??? Allez allez, un petit effort, ça doit arriver!!! =D

  • Raf.O, août 5, 2014 at 2:51

    Les premières photos de « tirage de gueule » ont été prises quand on était malade en Mongolie, mais ça se partage pas, c’est pas du joli ^^. Pour les premières bonnes photos de ralerie, faut attendre la Chine, la c’est beaucoup + fréquent avec 1,3 milliard de personnes collés à ton derrière en permanence :)

    • sooïch, août 5, 2014 at 8:29

      Sur « La Première », ce 5/8, 20:22, chansons traditionnelles d’UlanBator (euh…orthographe?) à fond chez moi, rue du Dries, en pensant à vous. De quoi affoler tout mon quartier: seigneur, ces graves, c’est pas possible! Et des hululements, du didjeridoo vocal, des grondements, … Et frissons jusqu’aux orteils… Antoine devrait pouvoir nous refaire ça??? =) .C’est « Mathias Duplessis et les 3 cavaliers du monde », un nom bien de chez eux… Bonne route petits gars!

  • Raf.O, août 6, 2014 at 10:31

    Durant les 2 semaines à traverser la Mongolie, notre chauffeur a passé en boucle sa playlist de 15-20 chansons mongoles qu’il adorait. Je les ai récupérée en fin de séjour et la musique de la vidéo de l’article Mongolie vient de la.
    L’ambiance de ces musiques est super, par contre 15 musiques en boucle pendant 2 semaines… hum. On a proposé une ptite sélection à nous au chauffeur pour varier un peu (de tout: brel, puggy, rue kétanou, stromae,…), il l’a écouté 5 minutes en faisant « next, next, next… » puis nous a rendu la clé usb et a remis ses 15 musiques en boucles… Les trajets semblaient parfois trèèèèèèèès long :)

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